Construisez votre table équatoriale pour photographier le ciel avec un simple appareil photo, sans télescope.
Quel flash utiliser ?
N'importe lequel pourvu qu'il n'éclaire pas.
Peut-on utiliser un pied photo ?
Oui. Mais la photographie du ciel avec un simple appareil photo exige des poses de plusieurs minutes. Pendant ce temps la Terre tourne. Si l'appareil photo reste immobile, les étoiles laissent une traînée sur le négatif. On peut choisir cette technique pour simuler une pluie d'étoile avec un avant plan bien choisi. Pour avoir des étoiles ponctuelles sur le négatif, il faut compenser ce mouvement de rotation. Autrement dit, il faut que l'appareil photo suive le ciel.
L'utilisation de cette table équatoriale suppose:
que l'on
a un appareil photo mécanique avec la pose B,
qu'on utilise
un objectif de 50 mm de focale.
Si vous n'avez qu'un appareil photo électronique, mieux vaut abandonner. De plus, un appareil mécanique d'occasion est moins cher qu'un appareil électronique neuf.
Cette table équatoriale donne de bons résultats avec un
objectif de 50 mm. On peut utiliser des focales plus courtes. Plus
on augmente la focale, plus les défauts de suivi apparaissent.
Contre-plaqué de 15
mm d'épaisseur.
Une rotule photo. La rotule
que j'utilise est prévue pour supporter 4 kg (environ 500F). Eviter
les rotules vendues pour les applications astronomiques, elles sont souvent
moins solides et plus chères.
Tôle métallique
de 2 à 3 mm d'épaisseur, tube métallique.
Vis, scie, marteau, perceuse,
scie à métaux papier de verre, peinture... Un étau
est toujours le bienvenu.
Réglez la distance sur l'infini. Ouvrez le diaphragme au maximum (1,7 ou 2,8). La plupart des objectifs présentent un défaut optique à ouverture maximum. Sur la photo, cela se traduit par du vignetage: les bords de la photo sont plus sombres que le centre. Pour supprimer ce phénomène, gênant ou non, selon les goûts du photographe, il faut diaphragmer. Mais en ajoutant un diaphragme, il faut doubler le temps de pose. Ainsi si on passe de 1,7 à 2,8, il faut doubler le temps de pose.
Pour un film de sensibilité 400 ISO, pour un objectif ouvert
à 1,7, un temps de pose de 5 minutes est suffisant pour voir les
principaux objets célestes. Cependant on commence à voir
les étoiles les plus brillantes au bout de 15 secondes. Le temps
de pose maximum est donné par l'imprécision de la mise en
station de la table équatoriale. Il est inconnu. Il peut atteindre
20 minutes. J'ai obtenu d'excellents résultats avec une pellicule
de 1600 ISO pour une pose de 10 minutes. Il faut savoir que la sensibilité
du film décroît avec le temps. La différence entre
une photo de 5 minutes et de 10 minutes est faible. Elle est pratiquement
nulle entre une photo de 10 minutes et de 20 minutes.
Au début, il est préférable de choisir une pellicule diapo. En effet les tirages papier réalisés par un photographe non habitué sont souvent décevants: fond de ciel trop clair ou trop noir, couleurs fantaisistes... Sur une diapositive, le développement est standard, on peut juger la qualité de la photo en termes de temps de pose et de respect des couleurs.
Les films papiers noir et blancs sont excellents si on tire soi-même les épreuves.
TMAX 400 (papier noir et blanc)
Ektachrome 400 Elite (diapo
couleur)
Ektachrome 1600 Panther (diapo
couleur)
Régulièrement, les fabricants de pellicules changent les émulsions. Il peut arriver qu'une pellicule qui respectait bien les couleurs du ciel, ne soit plus satisfaisante. Il faut alors en chercher une autre. Si vous constatez un changement d'émulsion sur les pellicules indiquées, merci d'avertir l'auteur de cette page pour la mettre à jour.
Les essais qui m'ont été montrés avec des pellicules
Fuji, montraient des nébuleuses trop vertes avec un fond de ciel
bleu ou vert. Les étoiles avaient tendance à paraître
toutes aussi brillantes ce qui rendait difficile l'identification des constellations.
Placez vous loin de toute source de pollution lumineuse. Pointez l'axe de rotation vers l'étoile polaire. Il suffit de la viser à travers le tube. Pour cela, il est utile de poser la table équatoriale sur un tabouret stable ou une petite table. Cadrez le champ d'étoiles à photographier et bloquez la rotule. Déclenchez la pose et le chronomètre, et commencez à tourner immédiatement la vis dans le sens des aiguilles d'une montre à la vitesse d'1 tour/minute. Il faut tourner la vis régulièrement et contrôler toutes les 15 secondes si on tourne la vis à la bonne vitesse. On peut aussi installer un petit moteur pour rendre l'opération plus confortable. Voir l'utilisation d'un moteur pas à pas.
Pour chaque photo notez les
informations suivantes: région du ciel, date et heure, objectif,
diaphragme, temps de pose, film, tout commentaire utile permettant d'expliquer
la qualité de la photo.
Apprenez en vous aidant d'une carte, à photographier les régions
du ciel qui montrent le plus de nébuleuses, de galaxies, d'amas...
Avant de photographier le
ciel la nuit, répétez les opérations de jour, sans
film, ça évite de mauvaises surprises.
Couvrez vous comme pour aller
au pôle.
Pendant les poses, pensez
à Guillaumet plutôt qu'à un lit bien chaud.